1er coups de pied dans le bordel du mensonge

 En espérant que ce 1er coups pied fera des petits !

Depuis le temps que nous attendions des éclaircissement de l’obscure politique de Bush et de son gouvernement… en voici le début!

source:13.07.2009 | Scott Shane | The New York Times

L’ancien vice-président a ordonné en personne à l’agence de renseignements américaine de cacher au Congrès, pendant huit ans, des informations concernant un mystérieux programme antiterroriste. Une nouvelle affaire qui illustre les rapports compliqués entre la Chambre des représentants et l’administration Bush.

Pendant huit ans, la CIA a caché au Congrès l’existence d’un programme de lutte contre le terrorisme. Elle aurait agi sur ordre direct du vice-président de l’époque, Dick Cheney. C’est du moins ce qu’a déclaré le directeur de l’agence de renseignements, Leon Panetta, devant les commissions du renseignement du Sénat et de la Chambre des représentants. Cette information ne fait qu’accroître le mystère entourant ce programme non identifié et semble indiquer qu’il faisait partie des priorités de l’administration Bush. Ayant appris l’existence de ce programme, le 23 juin, Panetta a immédiatement ordonné sa suspension et en a informé les deux commissions parlementaires. Le débat autour du défaut d’information du Congrès par la CIA fait rage depuis le mois de mai. La loi exige pourtant que le président des Etats-Unis veille que les commissions parlementaires “soient pleinement et régulièrement tenues informées de toute opération de renseignement menée aux Etats-Unis, y compris des grands programmes en préparation”. Ce texte de loi laisse néanmoins une certaine liberté d’interprétation aux responsables, disant seulement que le détail de ces informations doit être “compatible avec les précautions nécessaires concernant la divulgation d’informations classées en rapport avec des sources de renseignement, des méthodes ou autres éléments particulièrement sensibles”.

D’après plusieurs responsables du Congrès et des milieux du renseignement, ce programme non identifié ne concernerait ni les techniques d’interrogatoire de la CIA, ni les activités de renseignement menées sur le territoire américain. Selon eux, il aurait été lancé par le centre de lutte antiterroriste de la CIA peu après les attentats du 11 septembre 2001, mais n’aurait jamais été pleinement opérationnel. Pendant les mois qui ont suivi le 11 septembre, l’administration Bush redoutait de nouveaux attentats d’Al-Qaida. C’est dans ce climat de tension que les responsables du renseignement ont réfléchi à des mesures de défense radicales et mis au point ce programme, qu’ils ont délibérément caché au Congrès. Pendant ses huit années au poste de vice-président, Dick Cheney a été le principal défenseur du secret et de la confidentialité des activités gouvernementales au sein de l’administration Bush, notamment en matière de renseignement. Il est allé jusqu’à la Cour suprême pour garder secrète l’identité de ses conseillers sur l’énergie et a obtenu gain de cause.

Les doutes concernant la pertinence et la fidélité des rapports de la CIA adressés au Congrès remontent à la création des commissions de renseignement parlementaires dans les années 1970 après la révélation des tentatives d’assassinat, des activités de propagande et autres abus commis par l’Agence. Le mécontentement s’est toutefois accru pendant la présidence Bush, quand la CIA et d’autres agences de renseignements ont pris en main les opérations de lutte contre Al-Qaida. Les élus démocrates, qui affirment que l’administration Bush a injustement limité l’accès à l’information du Congrès en matière de renseignements, veulent à présent modifier le National Security Act afin de permettre une meilleure communication entre l’Agence et les commissions parlementaires. Le président Obama a toutefois brandi la menace d’un veto si les amendements proposés devaient aller trop loin. La proposition est actuellement en cours de négociation entre la Maison-Blanche et les commissions parlementaires du renseignement.

“Ce n’est pas la première fois que nous avons du mal à obtenir tous les renseignements que nous devrions avoir de la part de la CIA, explique Adam Smith, représentant démocrate de l’Etat de Washington. Mais le public nous demandera des comptes sur toutes les activités de l’Agence.” Peter Hoekstra, premier républicain de la commission du renseignement à la Chambre des représentants, a indiqué qu’il ferait preuve d’indulgence dans le cas de ce programme non identifié dans la mesure où celui-ci n’a jamais été pleinement opérationnel. Il a toutefois ajouté que de manière générale, l’Agence n’avait pas respecté les exigences légales en matière d’information du Congrès. “Nous devons leur tirer les vers du nez”, affirme-t-il.

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